À la suite de l’assemblée générale de l’interprofession de la pomme de terre GIPT (produits transformés) le 15 décembre, son délégué général Bertrand Ouillon a rapporté à Agra Presse qu’il restait «quelques centaines d’hectares» de pommes de terre à ne pas avoir été arrachées, et ce malgré les récentes inondations dans les Hauts-de-France. «Ce n’est pas pour minimiser les conséquences personnelles, mais 97 à 98% des pommes de terre ont été arrachées, avec des rendements globalement meilleurs que l’année dernière», soutient M. Ouillon. «Les principales difficultés concernent les acteurs de la pomme de terre fécule, alors qu’il reste entre 300 et 400 hectares à récolter et que les usines ferment en janvier», nuance le délégué général du GIPT. Problème: les pommes de terre fécule, qui doivent être transformées dans les deux jours qui suivent l’arrachage, ne pourront pas toutes être récoltées avant la fermeture des usines de transformation. Une note de conjoncture publiée le 12 décembre par le ministère de l’Agriculture (Agreste) précise ainsi que la production de pommes de terre de conservation et demi-saison est estimée à 7 Mt. Elle augmente de 14,7% par rapport à 2022, et de 9,2% par rapport à la moyenne 2018-2022. En revanche, la production nationale de pommes de terre de féculerie, estimée à 0,7 Mt, est «en forte baisse» par rapport à 2022, (-10,8%), et à la moyenne 2018-2022 (-22%).
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Jeunes Agriculteurs : Jocelyn Dubost, agriculteur dans l'Isère, élu président
À l'occasion du congrès du syndicat à Bourg-en-Bresse (Ain), Jocelyn Dubost, cultivateur en Isère de 31 ans, a été élu, le…
La tomate d’industrie : une envie de reconstruire
Longtemps considérée comme condamnée face à la concurrence italienne, espagnole et chinoise, la filière française de la…
Cotisations patronales : le gouvernement gèle les allègements, « double peine » selon la FNSEA
Le gel des allègements de cotisations patronales, décidé par le gouvernement malgré la hausse du Smic de 2,4 % prévue…