À l’occasion de l’assemblée générale du Comité national interprofessionnel de la pomme de terre de consommation (CNIPT), son président Francisco Moya a appelé à la «vigilance» alors que les filières de la pomme de terre traversent «une zone de turbulences». Le président du CNIPT a notamment évoqué la question de la baisse de l’offre en plants de pommes de terre certifiés pour la campagne 2023-2024. «Aujourd’hui, les producteurs de plants de pommes de terre sont à la hauteur des enjeux, nous devons être solidaires», a-t-il précisé. Autre problème évoqué, celui de la perte d’une partie de la récolte des pommes de terre en raison des récentes inondations dans le nord de la France. Bien que limitée, la perte «n’est pas neutre, et pèse sur le marché», souligne M. Moya. Par ailleurs, il a abordé la question de l’inflation, que le CNIPT vise à limiter. Il nuance notamment l’annonce faite par l’Insee d'une augmentation de 23% du coût de la pomme de terre, tous produits confondus. «Nous sommes l’interprofession de la pomme de terre fraîche, et pour notre produit l’inflation n’a pas dépassé les 11,8% entre les automnes 20022 et 2023», a précisé M. Moya. Au cours de la même période, l’interprofession dit ne pas avoir pour autant constaté de diminution de la consommation. En cause, une modification des habitudes de consommation, avec l’achat d’emballages de petit volume.
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