Dans un communiqué de presse publié le 16 novembre, les producteurs de pommes de terre du nord-ouest européen (NEPG) demandent aux transformateurs de tenir compte des évolutions des coûts de production pour déterminer les prix et les conditions des contrats pour 2023-2024 s’ils «ne veulent pas risquer (…) de ne pas avoir assez de matière première la saison prochaine». Le NEPG propose notamment que les prix contractuels à venir puissent être liés à une série d’indices de prix, parmi lesquels les énergies, les engrais ou encore les dispositifs de stockage. Entre le mois d’octobre 2021 et celui de cette année, les prix de l’électricité ont augmenté de 280 % et ceux du diesel de 50 % dans la zone NEPG, selon le groupement des producteurs. Et de préciser qu’«il n’y a pas un seul producteur de pommes de terre de la zone NEPG qui n'ait pas ressenti la hausse des coûts de production au cours des derniers mois ». Face à l’augmentation des coûts de production mais aussi aux «prix attractif des céréales», le NEPG prévoit une possible baisse des emblavements 2023 alors que les «les producteurs ont semé et sèmeront plus de céréales». Au cours de sa dernière réunion le 9 novembre, le groupement des producteurs avait estimé une baisse de 6% de la production globale de pommes de terre dans la zone NEPG en 2022 par rapport à celle de l’année passée.
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