À l’occasion de l’assemblée générale de la FNP (producteurs de porcs, FNSEA) le 16 juin, le président de l’entreprise Mousline, Philippe Fardel, a déclaré vouloir «faire passer des hausses» du prix des pommes de terre industrie auprès de la grande distribution de l’ordre de «10 à 20%» pour le 1er septembre, le tout sans avoir à «retourner à la négociation en janvier 2024», en respectant plutôt «une vision de campagne». Autrement dit, «nous pourrions proposer une négociation annuelle s’appuyant sur la date de récolte, et non sur le calendrier classique n’empêchant pas d’écrire des accords annuels de contrepartie avant le 1er mars comme l’exige la loi Egalim», précise Philippe Fardel. Poussée par l’appétit de l’industrie de transformation, le prix des pommes de terre industrie est «en train de flamber» sur le marché au comptant. Il est ainsi passé «de 200 €/t à 500 €/t voire 600 €/t», selon M. Fardel. Pour la campagne 2023, l’entreprise française avait déjà «accepté une revalorisation de ses contrats de 50%». «Par ailleurs, nos achats hors contrats vont devoir être plus importants», souligne Philippe Fardel à Agra presse. Or, à l’heure actuelle, les agriculteurs peuvent vendre leur production «à 400 €/t sur le marché libre», s’inquiète-t-il. Et ce d’autant plus qu’il y a «très peu d’économies à faire» au sein de l’usine.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…