Interrogée par nos confrères des Echos le 7 décembre sur les nouvelles taxes chinoises pesant sur le porc européen, la ministre de l'Agriculture Annie Genevard souligne que les discussions franco-chinoises ont pu aboutir à «un agrément entre deux établissements pour l’exportation d’abats porcins», sans les préciser. Après l’annonce par l’UE de sa volonté d’imposer des droits de douane supplémentaires sur les véhicules électriques fabriqués en Chine, Pékin avait diligenté en juin 2024 une enquête antidumping pour vérifier que les prix des morceaux de porc vendus en Chine par l’Union européenne (UE) ne sont pas artificiellement bradés. En attendant les résultats de l’enquête, les taxes douanières ont été fortement relevées. Côté français, les professionnels affirment que l’exportation d’abats (pieds, oreilles) de porc est basée sur un bon prix, puisque ces pièces sont très appréciées des Chinois alors que les consommateurs français les boudent. Après plusieurs années fastes, la filière porcine française retient son souffle, non seulement à cause de la Chine, mais aussi de l'Espagne, où ont été détectés récemment plusieurs cas de peste porcine africaine (PPA). Une partie des marchés d'exportation de l'Espagne, principal producteur européen, se sont fermés, faisant porter un risque de report vers le marché européen.
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