Alors que le secteur porcin est en crise depuis un an, entre prix de vente insuffisant et flambée de l’alimentation animale, l’interprofession Inaporc s’est employée à tracer des perspectives lors de son assemblée générale, le 5 juillet à Paris. Premier signe d’espoir: la récente remontée des prix à la production (1,822 €/kg au MPB le 4 juillet) «Le marché se rééquilibre un peu, mais il faudrait encore 10 à 20 ct€/kg pour équilibrer les comptes des éleveurs», selon son vice-président, l’éleveur François Valy. Autant de hausses que la filière compte «répercuter jusqu’au consommateur final», selon le président d’Inaporc Thierry Meyer. Autre indicateur encourageant: une consommation en hausse de 2,5% sur un an (chiffre FranceAgriMer de fin mars). Les sujets de réflexion ne manquent pas à Inaporc: communication, contractualisation (notamment pour les jeunes éleveurs), segmentation, déploiement du concept «Le Porc français» en restauration, etc. «Une réflexion est en cours pour bâtir une démarche RSE de filière», a encore annoncé M. Meyer, avec une «première réunion à l’automne». «Nous avons un objectif commun: soutenir les éleveurs et rassurer le marché», a lancé le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, venu conclure les travaux.
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