Malgré la promesse faite par Marc Fesneau en 2023, l'audit de biosécurité en élevage porc Pigconnect, dont la pertinence en élevage plein air est contestée par la Confédération paysanne, n'a toujours pas été rendu obligatoire par l'interprofession « car nous n'avons pas à ce stade l'outil juridique pour le faire », explique Philippe Bizien, président d'Inaporc, qui participe à la gestion de Pigconnect via l'Association nationale sanitaire porcine (ANSP). « Les interprofessions ne peuvent pas dans le contexte juridique actuel mettre en place des pénalités puor les éleveurs qui ne respecteraient pas l'obligation. Or sans pénalité, ce système ne sera pas efficace». Dans un communiqué paru le 29 juillet, la Confédération paysanne a appelé les éleveurs de porc plein air à ne pas réaliser l'audit de biosécurité PigConnect que les éleveurs de moins de 1000 porcs sont enjoints d'effectuer, par courrier cosigné du ministère de l'Agriculture. Le syndicat attend la publication prochaine d'un outil d'aide à la décision alternatif pour la biosécurité en élevage plein air (volaille et porc), qui doit faire l'objet d'une présentation à l'automne. Questionné sur une éventuelle intégration des deux approches, la directrice de l'Inaporc Anne Richard indique que l'outil devra, au préalable, être présenté à l'ANSP.
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