Présenté le 19 décembre par Marc Fesneau, le plan de prévention contre la peste porcine africaine (PPA) «vise surtout à renforcer la pression exercée sur les élevages plein air», déplore la Confédération paysanne dans un communiqué le 20 décembre. À travers ce plan qui prévoit notamment de renforcer la biosécurité, le gouvernement «sacrifie l’élevage plein air», alors que «la réglementation actuelle – doubles clôtures, marche en avant, désinfection chimique… – est déjà incompatible avec ces systèmes d’élevage». Au contraire, note la Conf’, «le risque que représentent les nombreux flux (d’animaux, de matériel, de personnel, d’aliment…) entre les élevages industriels est quasiment occulté». De son côté, la Fnab (producteurs bio) estime que «l’accompagnement prévu n’est toujours pas à la hauteur». Le syndicat réclame «l’éligibilité automatique des demandes d’aides liées à la biosécurité» dans les PCAEA), avec des taux de financement à 60% en plaine et 80% en montagne, ainsi qu’un «plancher d’aide à 2000 €». Par ailleurs, les deux organisations pointent un manque de mesures de chasse pour lutter contre la prolifération des sangliers, vecteurs de la maladie.
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