L’AOP Porc Grand Ouest «n'a pas vocation à fixer le prix du porc», estime Culture Viande, alors que l’association d’organisations de producteurs (AOP) s’est récemment positionnée pour une hausse tarifaire pour les porcs castrés. «Il appartient à chaque abattoir de définir librement sa politique et les conditions d’achat de ses porcs», martèle la fédération de l’abattage-découpe dans un communiqué qu’Agra Presse a pu consulter. La castration à vif des porcelets est interdite depuis le 1er janvier, occasionnant un surcoût pour les éleveurs qui continuent la production de mâles castrés avec prise en charge obligatoire de la douleur. Le 8 juillet, l’AOP Porc Grand Ouest a annoncé une revalorisation de +7 ct€/kg carcasse. Un niveau intermédiaire entre la proposition des abatteurs (+2 ct€/kg) et celle des éleveurs (+13,7 ct€/kg). L’AOP explique que cette revalorisation est «basée sur une synthèse des échanges intervenus avec les abatteurs depuis plus de six mois». Culture Viande, qui regroupe 80% des abattages français, indique n’avoir «eu aucun échange avec l’AOP Grand Ouest». Et de préciser que «notre seul interlocuteur pour débattre de l’évolution de la grille Uniporc Ouest est le CRP Bretagne, avec lequel aucun accord n’est en discussion».
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