A l'occasion de la journée nationale de l'oeuf, organisée le 9 novembre par l'interprofession de l'oeuf (CNPO), le ministre de l'Agriculture est revenu sur le problème des dérogations permises par la Commission européenne permettant aux États membres où les aliments protéiques biologiques ne sont pas disponibles, de déroger à leur obligation de nourrir les porcs et volailles bio avec des fourrages protéiques 100 % biologiques, notamment en raison de la guerre en Ukraine. Avec l'ensemble de la filière française de l'alimentation animale, le CNPO demande depuis plusieurs mois à pouvoir bénéficier de cette dérogation et revenir au taux de 95% en vigueur avant l'application du nouveau règlement bio européen depuis le 1er janvier 2023, à l'instar de quatre Etats membres de l'UE (dont Allemagne, Belgique, Pays-Bas). «Un certain nombre de pays l'ont fait et ont indiqué qu'elles n'allaient plus le faire», a déclaré Marc Fesneau. Il s'agit de l'Allemagne et des Pays-Bas, précise son cabinet. Quelques minutes plus tôt, le président du CNPO Yves-Marie Beaudet avait dénoncé les distorsions de concurrence induites et indiqué que même si les services du ministère lui avaient fait comprendre que ces dérogations n'étaient plus d'actualité, son interprofession continuerait d'en demander une pour la France.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…