Dans le contentieux opposant une méga-porcherie bretonne souhaitant s’agrandir et plusieurs associations environnementales, le rapporteur public a préconisé, le 11 décembre, « un sursis à statuer », indique l’AFP le même jour. Le rapporteur public a estimé que l’étude d’impact de la porcherie située à Landuvnez (Finistère), qui compte désormais 12 000 bêtes, « souffre d’insuffisances ». Il a proposé d’accorder un délai d'« un an à la société Avel Vor et au préfet pour compléter l'étude d'impact, refaire une enquête publique et réinstruire le dossier ». L’autorisation d’extension avait dans un premier temps été annulée par la cour d’appel de Nantes, en 2021, mais une nouvelle autorisation avait été délivrée par le préfet du Finistère en 2022. Des associations environnementales dont Eau et rivières de Bretagne et Greenpeace en avait demandé l’annulation, estimant que la méga-porcherie « contribue de manière assez importante et déterminante à la pollution sur le secteur » selon leur avocat Me Thomas Dubreuil. A la barre, l'avocat a rappelé qu'une plage située à proximité de la porcherie et du lieu des réalisations des épandages « a été déclassée en termes de qualité des eaux de baignade ». La décision a été mise en délibéré en début d'année prochaine.
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