A l’occasion du colloque sur les plantes à parfum, médicinales et aromatiques (PPAM) de l’Iteipmai (institut technique) à Chemillé-en-Anjou, le 23 novembre, les participants ont échangé sur la relocalisation de la production. Deux grands acteurs industriels étaient présents: les Laboratoires Pierre Fabre, groupe français fabriquant des médicaments, produits cosmétiques et compléments alimentaires, et le groupe américain International Flavors and Fragrances (IFF) fabriquant des parfums pour la parfumerie, et des arômes pour l’industrie alimentaire. De son côté, le groupe Pierre Fabre parvient à «conserver un ancrage territorial» grâce aux 50 ha qu’il possède dans le Tarn pour produire et tester des PPAM, a indiqué le responsable du pôle agriculture durable Alexandre Panel. Mais la chose est plus compliquée pour IFF qui ne possède pas de foncier. L’antenne nationale (LMR Naturals) basée à Grasse peine à trouver des agriculteurs partenaires pour tester des itinéraires culturaux sur certaines espèces pendant trois ans, sur des petites surfaces (1 à 2 ha), contre une prestation de culture. «Il y a une difficulté de la part des producteurs à se projeter sur des espèces qu’ils ne connaissent pas forcément», a confié la responsable R&D Giorgiana Chietera.
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