Dans sa note de conjoncture mensuelle, publiée le 12 juillet, l’Institut de l’élevage (Idele) fait le constat qu’en dépit de la forte pluviométrie du mois de juin, «les sols s’assèchent à nouveau» en ce début du mois de juillet. «Les précipitations sont tombées sous forme d’épisodes orageux intenses, peu efficaces sur le long terme pour la végétation, et souvent accompagnés de vent violent et de grêle», relève l’Idele. L’institut souligne de «fortes disparités régionales, avec un déficit hydrique qui s’est encore aggravé dans le Sud-Est». La situation est particulièrement alarmante en Provence-Alpes-Côte-d’Azur: les quantités d’herbe disponibles sont inférieures de respectivement 20 et 50% par rapport aux deux dernières années. «Le manque d’eau après la première coupe laisse présager qu’il n’y aura pas de deuxième coupe sur les zones non irriguées», notent les auteurs, alors même que l’assèchement des cours d’eau pourrait faire redescendre prématurément les troupeaux des estives. Inquiétude aussi en Normandie, où la pousse reste déficitaire et les stocks de fourrage diminuent à mesure que le pâturage devient impossible dans certaines zones. En Bretagne, le bilan est mitigé: la croissance de la pousse d’herbe, supérieure à la normale au printemps, a été totalement stoppée par les fortes chaleurs de la mi-juin.
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