«Grâce aux reports de stock de l’année 2021, la majorité des éleveurs et éleveuses sont sereins pour cet hiver mais sont préoccupés par la possibilité que l’année 2023 puisse ressembler à 2022, auquel cas les bilans fourragers seraient loin de l’équilibre», rapporte la dernière note agro-climatique de l’Idele (Institut de l'élevage), publiée le 17 novembre. Avec le retour des pluies mi-septembre et les températures «exceptionnellement douces» au mois d’octobre, les prairies se sont remises du «choc» de l’été. «Si elles ont mis du temps à reverdir en septembre, elles ont par la suite montré une très bonne capacité de résilience au chaud et au sec: la plupart d’entre elles se sont redensifiées et sont reparties en croissance à partir de début octobre», soulignent les auteurs de la note. La situation reste cependant hétérogène «en fonction de la répartition des précipitations». Le pâturage a repris à l’automne après avoir été interrompu cet été en raison des fortes chaleurs et du déficit de pousse d’herbe. Et «de très nombreux chantiers d’ensilage et d’enrubannage se sont prolongés jusqu’à mi-novembre dans des conditions très correctes» avec une herbe de «très bonne qualité», informe la note. Cependant, la repousse automnale ne compense pas les pertes liées à la sécheresse, comme le soulignait une note récente d’Agreste (voir Agrafil du 31 octobre).
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