En matière d’agriculture, entre les candidats à la présidentielle, c’est sur l’élevage que «le clivage est le plus frappant», observe l’Institut de l’Économie pour le Climat (I4CE) dans une note publiée le 16 janvier. Le cercle de réflexion cofondé par la Caisse des dépôts et l’agence française de développement (AFD) rappelle que «pour réussir à diviser par deux les émissions de l’agriculture, la Stratégie nationale bas carbone prévoit une réduction de l’ordre 15 25-30 % du cheptel bovin et porcin à horizon 2050». Reconnaissant que Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, ou encore d’Anne Hidalgo font exception, les experts notent cependant que «peu de candidats évoquent explicitement la baisse du cheptel». Plus généralement, une frontière se dessinerait entre ces candidats, «qui assument de produire moins mais mieux» et «ceux qui veulent produire plus avec moins en pariant sur des innovations techniques», comme Valérie Pécresse, Éric Zemmour, ou Marine Le Pen. En revanche, la plupart des candidats s’entendent selon I4CE sur la nécessité d’accélérer les changements d’approvisionnements dans les cantines, de renforcer la réciprocité dans les accords commerciaux, ou encore de faciliter l’accès à une alimentation «durable».
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