La proposition de loi «visant à mieux manger en soutenant les Français face à l’inflation et en favorisant l’accès à une alimentation saine» du groupe écologiste-Nupes a été rejetée par l'Assemblée nationale en séance publique le 6 avril. Sur 265 députés votants, 138 ont voté contre le texte, 121 ont voté pour et six se sont abstenus. Dans sa version initiale, la proposition de loi comportait trois articles: la création d’une prime alimentaire de 50 € par personne et par mois pour les plus modestes; l’obligation de proposer deux repas végétariens par semaine ou une alternative végétarienne quotidienne dans les cantines scolaires; et l’interdiction des additifs nitrés dans les charcuteries. Des mesures déjà toutes écartées lors de l'examen en commission des Affaires économiques. «Malgré la forte mobilisation des écologistes, le gouvernement, Renaissance, LR et le RN s'unissent contre une alimentation de qualité et accessible! Aux riches l'alimentation de qualité, aux plus précaires les nitrites et la malbouffe», s’indignent les députés écologistes sur leur compte Twitter. La députée de la majorité et agricultrice bio Sandrine Le Feur regrette quant à elle le rejet de sa proposition d’instaurer un choix de menu végétarien lorsque l’établissement propose déjà un choix entre différents menus, exprimant «sa vive déception» dans un post sur LinkedIn.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Installation : en Pays de la Loire, la région lance un nouveau prêt à taux zéro
La région Pays de la Loire lance un prêt à taux zéro dédié à l’installation des jeunes éleveurs, a-t-elle annoncé le…
Agritourisme : une esquisse de PPL pour structurer et développer le secteur
Remettant son rapport aux ministres Serge Papin (PME) et Annie Genevard (Agriculture) le 13 mai, la mission…
Ademe : le conseil d’administration vote contre le projet de réforme du gouvernement
Le conseil d’administration de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a adopté, le 19 mai, une résolution…