«Ne commençons pas à nous faire peur avec des choses qui n’existent pas encore», a déclaré le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, le 9 novembre, en réponse à Cnews qui l’interrogeait sur le risque d’une flambée de l’inflation des prix alimentaires au début de l’année 2023. «Il peut y avoir un risque (…) mais nous essayons de trouver des solutions», convient le ministre, alors en visite au marché de Rungis. Il rappelle les mesures du gouvernement pour «amoindrir» les effets de l’inflation et notamment «le choc énergétique». La veille, sur le plateau de BFMTV, Michel-Edouard Leclerc alertait sur l’imminence d’un «tsunami» d’inflation à l’issue des négociations commerciales annuelles. «L’inflation n’est pas que passagère, l’inflation qui se prépare avec les nouvelles négociations est à deux chiffres», affirme-t-il. Selon le patron des magasins Leclerc, les demandes de revalorisation de tarif adressées par ses fournisseurs s’établissent en moyenne à 17% sur les conserves de légumes, 15% sur les huiles et assaisonnements, 10% sur les féculents, 13% sur la volaille ou encore 41% sur la nourriture pour animaux. «Aucune demande de hausse n’est inférieure à deux chiffres», assure-t-il. L’inflation sur les produits alimentaires a atteint 11,8% sur un an à la fin du mois d’octobre selon l’Insee.
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