«Ce que l’on vit actuellement est un catalyseur. Si le prix de l’énergie reste à ce niveau, on prendra des décisions beaucoup plus vite», a déclaré Ludovic Spiers, le directeur général d’Agrial, le 18 octobre au colloque Agrofinance, estimant que les entreprises agroalimentaires s’inscrivent aujourd’hui dans schéma de «rupture» et non plus «d’adaptation». «On va faire en trois ou quatre ans ce qu’on prévoyait de faire en quinze ans», assure-t-il. Le groupe coopératif a investi récemment dans un «gros projet» de géothermie sur l’une de ses usines en Angleterre. La facture énergétique des entreprises explose et va jusqu’à représenter «cinq à dix fois leur résultat net» dans certains cas, a signalé le président de La Coopération agricole, Dominique Chargé. À cela s’ajoute l’inflation généralisée des prix des intrants industriels qui fragilise — voire met en péril — les trésoreries. Mais cela ne doit pas faire oublier les enjeux de moyen et long termes sur la transition écologique (réduction de la consommation d'énergie, des emballages, des émissions de gaz à effet de serre…), ont rappelé différents intervenants présents lors de la journée de débat organisée par Réussir-Agra.
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