Dans un communiqué du 18 juillet, la FNP (producteurs de porcs, FNSEA) «en appelle au ministère pour faire respecter la loi Egalim et, si besoin, à une médiation pour sortir enfin de cette impasse» sur le prix des porcs castrés. L’association spécialisée indique qu’elle «soutient l’initiative de l’AOP Grand Ouest» d’une hausse tarifaire de 7 ct€/kg pour les porcs castrés. Mais, selon la FNP, «il y a quelques jours le leader de l’abattage (Bigard, NDLR) a catégoriquement refusé», notamment «en mettant en cause un "abus de position dominante" alors que lui-même, souvent unique acheteur régional, impose ses prix à ses fournisseurs». Les éleveurs accusent le n°1 porcin Bigard de «s’immiscer dans les relations entre l’AOP et ses adhérents, ce qui est inacceptable». La castration à vif des porcelets est interdite depuis le 1er janvier, rendant la prise en charge de la douleur obligatoire pour les éleveurs qui continuent à produire des porcs castrés. Avec sa proposition de +7 ct€/kg, l’AOP Grand Ouest se positionne à un niveau intermédiaire entre la proposition des abatteurs (+2 ct€/kg, correspondant au coût de l’anesthésie/analgésie) et celle des éleveurs (+13,7 ct€/kg, couvrant toute la différence de coût de production entre mâles entiers et castrés).
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