Environ 1,7 milliard de personnes vivent dans des zones où la dégradation des terres causées par les activités humaines entraîne des pertes de productivité, selon un rapport publié par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) le 3 novembre. La FAO définit la dégradation des terres comme la diminution à long terme de leur capacité à fournir des biens et services et y voit une « menace grandissante » pour la productivité agricole et la sécurité alimentaire. Le phénomène n’est pas nouveau. Il est entre autres le fruit de facteurs naturels tels l’érosion des sols ou la salinisation. « Mais les activités humaines, notamment la déforestation, le surpâturages, les pratiques agricoles et d’irrigation non durables, sont de plus en plus responsables de l’accélération de ces processus », souligne la FAO dans son rapport annuel sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture. La dégradation des terres peut affecter à la marge le rendement d’un champ de blé ou conduire à l’abandon complet de terres agricoles. Pour faire ses calculs, la FAO a comparé le niveau actuel de de la perte de couverture arborée, de l’érosion des sols, du carbone présent dans le sol et de la végétation à leur niveau théorique sans activité humaine.
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