Environ 1,7 milliard de personnes vivent dans des zones où la dégradation des terres causées par les activités humaines entraîne des pertes de productivité, selon un rapport publié par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) le 3 novembre. La FAO définit la dégradation des terres comme la diminution à long terme de leur capacité à fournir des biens et services et y voit une « menace grandissante » pour la productivité agricole et la sécurité alimentaire. Le phénomène n’est pas nouveau. Il est entre autres le fruit de facteurs naturels tels l’érosion des sols ou la salinisation. « Mais les activités humaines, notamment la déforestation, le surpâturages, les pratiques agricoles et d’irrigation non durables, sont de plus en plus responsables de l’accélération de ces processus », souligne la FAO dans son rapport annuel sur la situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture. La dégradation des terres peut affecter à la marge le rendement d’un champ de blé ou conduire à l’abandon complet de terres agricoles. Pour faire ses calculs, la FAO a comparé le niveau actuel de de la perte de couverture arborée, de l’érosion des sols, du carbone présent dans le sol et de la végétation à leur niveau théorique sans activité humaine.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Plan canicules et sécheresse : chiffrage du ministère attendu le 27 août
Afin de calibrer son « plan massif » d’aide d’urgence, Annie Genevard réunira les préfets jeudi 27 août pour un…
Lin : surface française en hausse de 10 % en 2026, le lin d’hiver en plein essor
Premier producteur mondial de lin, la France a cultivé 200 000 ha de lin en 2026, en progression de 10 % par…
Bovins/DNC : le Conseil d’État déboute encore les anti-vax
Dans plusieurs avis rendus le 23 juillet, le Conseil d’État a débouté de leurs nouvelles demandes les éleveurs…