Dans une publication du 29 décembre, la DGCCRF (répression des fraudes) révèle que 29,5% des établissements (fabricants, laiteries, élevages, commerces) contrôlés dans le cadre d’une enquête sur la filière beurre en 2019 présentaient des «anomalies». Les plus courantes concernent «le processus de fabrication, la composition et l’étiquetage des beurres et matières grasses laitières». Les résultats de l’enquête de la DGCCRF montrent que la teneur en eau est trop élevée par rapport aux normes européennes dans près de 15% des cas, ce qui «altère la qualité des produits». En outre, des opérateurs contreviennent aux règles portant sur certaines allégations telles que les appellations d’origine contrôlée ou les beurres «fermiers». La DGCCRF donne l’exemple d’un producteur de lait «revendiquant le caractère fermier de certains de ses beurres alors que seulement 26% de la crème» utilisée vient de l’exploitation. D’autres pratiques sont épinglées comme la réutilisation de beurre fondu dans la fabrication de beurres extra-fins et l’utilisation de matière grasse issue de lactosérum à la place de la crème. Au final, l’enquête a donné lieu à 30 avertissements, sept injonctions de remise en conformité et un procès-verbal d’infraction pénale pour «destruction de scellé».
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