Spécialiste de l'installation en agriculture, Terres de liens critique, dans un communiqué paru le 19 octobre, la terminologie utilisée par le ministère de l'Agriculture dans son dernier recensement agricole de 2020 pour décrire la concentration des exploitations. L'association s'en prend d'abord au changement de terminologie utilisé pour les plus petites exploitations, celles dont la production brute standard (PBS) est inférieure à 25 000 euros. Appelées «petites exploitations» en 2010, elles sont désormais qualifiées de «micro exploitations» en 2020. Ainsi, l'ensemble des plus grandes catégories ont conservé leur nom, alors qu'elles correspondent à des PBS supérieures. Par exemple, le ministère de l'Agriculture a fait le choix de changer le seuil à partir duquel une exploitation est qualifiée de «grande exploitation», pour le faire passe de 100 000 euros à 250 000. À ce titre, Terre de liens regrette aussi l'absence de catégorie «très grandes exploitations». Dans l'ensemble, le nouveau tableau «banalise l'agrandissement continu des ferme», selon Terre de Liens. Reprenant par ailleurs les critiques de plusieurs chercheurs, l'association souligne enfin «l'absence d'analyse et de données sur les changements structurels de la propriété agricole». De premiers résultats très partiels ont été présentés lors du colloque par Laurent Piet (Inrae).
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