«Le moment est venu pour les pouvoirs politiques d’entendre l’urgence», a sommé Frédérique Lehoux, directrice générale de Geco Food service (association d’industriels fabriquant des produits à destination de la restauration collective), lors d’une table ronde organisée au Salon des maires, le 22 novembre. «Les acheteurs publics ne disposent plus des moyens financiers pour acheter les denrées alimentaires issues de la filière France», constate-t-elle, tandis que «les entreprises sont en train de se dire qu’elles vont se désengager de ces marchés». Elle alerte sur les risques pour la «souveraineté alimentaire» nationale et sur une hausse des importations. Autre effet de l’inflation: la descente en gamme des achats. Les acheteurs publics, contraints par leur budget, se détournent des produits bio, constate Marie-Cécile Rollin, la directrice de Restau’Co (restauration collective en gestion directe). Le réseau estime la hausse nécessaire pour couvrir l’inflation à 20cts€ par repas. Interrogé sur le sujet lors de sa visite au Salon des maires, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a expliqué que «l’État met beaucoup de moyens» pour limiter les effets de l’inflation, notamment face à la hausse des prix de l’énergie.
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