Société de restauration collective des Pays de la Loire et de Bretagne, Restoria (61 M€ de chiffre d’affaires) continue de s’approvisionner en volailles et viandes auprès de ses partenaires régionaux malgré le manque d’offre, confie à Agra Presse la directrice des achats Catherine Gandon-Giraud. « La viande bovine est chère du fait de la décapitalisation », témoigne-t-elle. « On n’a pas toujours les muscles voulus. C’est un jeu d’équilibre. Et maintenant une nouvelle crise de la grippe aviaire arrive. Ça sera très compliqué jusqu’en mai pour la dinde et au printemps pour le poulet. » L’adaptation peut passer par des gammes de volaille plus courtes. « On a tissé des partenariats au cours de plusieurs dizaines d’années, dans une logique de long terme qui est payante aujourd’hui », estime-t-elle. C’est pourquoi Restoria « tient le cap » même quand l’offre se fait plus rare. Placée depuis 2021 sous le statut de « société à mission », elle est notamment tenue de « participer à la préservation de la Terre nourricière », avec l’objectif plus précis de « collaborer avec ses parties prenantes sur ses territoires pour évoluer vers une restauration durable ». Même si elle végétalise ses assiettes, elle ne lâche pas l’élevage.
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