Lors d’une conférence de presse téléphonique le 11 décembre, à l’issue des Assises de la restauration, engagées en mai 2025, le ministère du Commerce a annoncé son intention d’étendre la liste des produits autorisés dans le cahier des charges du label « fait maison ». Cette démarche réservée à l’utilisation de produits bruts pourrait s’étendre aux légumes blanchis (de saison), aux ovoproduits, crustacés décortiqués ou substituts végétaux de crème. Un consensus s’est établi au cours de Assises sur l’usage de produits dont la préparation est particulièrement fastidieuse, ou facilitant le respect des normes sanitaires ou réduisant le gaspillage, sans mettre en doute l’acte culinaire. L’Umih, principal syndicat de la restauration traditionnelle, salue l’engagement de ce « toilettage » du « fait maison » dans un communiqué du même jour, mais « rappelle que la transparence doit être totale ». Il veut que cet affichage devienne obligatoire pour l’ensemble des établissements de la restauration hors domicile, mentionnant la restauration traditionnelle, rapide, les boulangers, traiteurs et la restauration collective. Questionné sur cette éventuelle extension, le ministère a répondu qu’elle fera l’objet de consultations en 2026.
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