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Rouille du pin : l’Anses confirme le rôle déclencheur des plantations de pivoines

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Le laboratoire de santé des végétaux de l’Anses a confirmé, dans une étude publiée en octobre dans la revue Forest Pathology, que l’épidémie de rouille vésiculeuse ayant touché les pins dans la forêt des Landes en 2019 était liée à l’implantation d’une culture de pivoines à proximité. L’épisode avait affectée 800 ha de pins maritimes, causant d’importantes pertes économiques. Cette maladie fongique, provoquée par le champignon Cronartium pini, touche particulièrement le pin maritime et le pin sylvestre. Elle se manifeste par l’apparition de pustules orangées et un roussissement des aiguilles, pouvant entraîner la mort des arbres, surtout des jeunes plants. Sollicité par le Département de la santé des forêts (ministère de l’Agriculture), le laboratoire de santé des végétaux de l’Anses a confirmé l’implication de Cronartium pini dans cet épisode. « La plupart du temps, il infecte deux espèces d’hôtes successivement au cours de sa vie. De nombreuses espèces peuvent servir de premier hôte, dont les pivoines. Ce premier hôte lui permet de se reproduire de façon sexuée, puis le champignon affecte un second hôte, dans le cas de cette épidémie, le pin », explique Renaud Loos, chef de l’unité de mycologie au laboratoire de santé des végétaux, dans un communiqué de l’Anses du 10 décembre. Après un dialogue avec les exploitants, les pivoines ont été totalement retirées en 2023. Depuis, l’incidence de la maladie a nettement diminué et aucun cas n’a été signalé en 2025.