Les pays d'Europe de l'Est pourraient souffrir d'un manque de semences de maïs, habituellement multipliées en Ukraine par des coopératives françaises, alerte le président de la Coopération agricole, Dominique Chargé, dans un entretien à Agra Presse le 4 mars. La guerre en Ukraine pourrait pénaliser les semis de semences souches au printemps 2022, puis leur multiplication en 2023, et donc «avoir des conséquences sur la disponibilité en maïs consommation à l'automne 2024», résume le responsable coopératif. Les surfaces concernées sont encore «en cours d'évaluation». Le conflit entraîne «des problèmes de disponibilité de main-d'œuvre, car les Ukrainiens ont pris les armes», mais aussi «des matériels endommagés, car ils ne veulent pas qu'ils tombent dans les mains des Russes», ainsi que des risques accrus de défaut de paiement. La Coopération appelle les pouvoirs publics à «tout faire pour continuer à produire en Ukraine», en «assurant la sécurité des salariés sur place», mais aussi en «couvrant les risques» des coopératives présentes. Alors que l'assurance export classique (Coface) ne fonctionne pas en cas de guerre, les coopératives demandent à «renforcer l'assurance» et à assouplir le dispositif des PGE (prêts garantis par l'État).
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