Dans un communiqué de presse le 29 janvier, la CFTC-Agri demande au Premier ministre un dialogue social renforcé dans le cadre de la future loi d'urgence agricole, attendue au Conseil des ministres pour le mois de mars. « Les syndicats d’exploitants sont reçus, mais les représentants des salariés sont ignorés. Cette absence de concertation conduit à des décisions prises dans l’urgence, sans aucune étude d’impact sur l’emploi. Pourtant, les salariés et saisonniers agricoles représentent plus d’un million d’emplois », explique le syndicat. Il pointe par ailleurs certaines dispositions du PLF 2026 qui, « sous couvert de soutien à la production, risquent de détruire des emplois » : soutien à la mécanisation collective via les Cuma, mais pas aux entreprises de travaux agricoles (ETA) ; coupes budgétaires dans la transition écologique ; et surtout pérennisation du TO-DE. « Pérenniser ce dispositif pour les travailleurs occasionnels, alors que les salaires sont compressés autour du Smic, va maintenir les trappes à bas salaires et nuire à l’attractivité des emplois alors que l’agriculture peine à recruter et que ses métiers sont dorénavant inclus dans la liste des métiers en tension ».
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