Un décret publié au JO le 1er juin renforce la protection des travailleurs contre les risques liés à la chaleur (résumé sur le site du ministère du Travail). Lorsqu’il y a risque d’atteinte à la santé et à la sécurité des travailleurs, l’employeur doit faire évoluer l’organisation du travail : adaptation des horaires, suspension des tâches pénibles aux heures les plus chaudes, ajustement des périodes de repos. L’eau potable fraîche mise à disposition des travailleurs devra être augmentée autant qu’il est nécessaire. L’accès à l’eau devra être garanti, avec un minimum de trois litres par jour et par personne en l’absence d’eau courante. Les employeurs doivent fournir des équipements adaptés (vêtements respirants ou rafraîchissants, couvre-chefs, lunettes…). L’information et la formation des salariés est rendue obligatoire. Ces obligations s’appliquent aussi aux travailleurs indépendants, y compris agricoles. « Nous nous félicitons de ce décret mais restons vigilants quant à son application pratique compte tenu des différents métiers, territoires et types de management agricole », a expliqué Franck Tivierge, secrétaire national Prospective et stratégie économique de la CFDT Agri-Agro, à Agra Presse, en ajoutant que « l’organisation du travail et la prévention inscrites dans un dialogue social est partagée par les filières ».
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