Seulement 7% des États membres de l’OMSA (Organisation internationale de la santé animale, ex-OIE) disposent de suffisamment de ressources vétérinaires pour appliquer les normes internationales de santé animale, indique l’Observatoire de l’OMSA dans son premier rapport annuel. Dans le détail, ce pourcentage s’applique aux 43 États membres (sur un total de 182) qui ont été audités entre 2016 et 2021 sur la performance de leurs services vétérinaires. Quant à la capacité des pays à respecter les normes, l’OMSA l’apprécie à travers neuf domaines, ou «compétences critiques»: effectifs de vétérinaires, formation, financement, etc. L’OMSA recense 19 millions de professionnels vétérinaires dans le monde (9 millions de praticiens et 10 millions de «para-professionnels»). Soit en moyenne une personne pour 2611 UGB, toutes espèces confondues (ou pour 55 t de biomasse animale). Une valeur qui cache d’importantes disparités: l’Europe dispose d’un vétérinaire pour 612 UGB, tandis qu’en Asie ou en Afrique, chaque professionnel doit en suivre six fois plus. Conséquence de ce déficit de vétérinaires: seuls 35% des membres de l’OMSA évalués «disposent d’une capacité globale de surveillance».
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