«La rémunération des missions de service public est le sujet sur lequel nous devons avancer en 2023», a déclaré, le 29 novembre, en clôture de la Journée nationale vétérinaire, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau en réponse au courrier que lui ont adressé les organisations professionnelles agricoles et vétérinaires au mois d'octobre (voir Agrafil du 15 novembre). Le ministre distingue deux sujets: d’un côté, la contractualisation entre le vétérinaire traitant et l’éleveur «pour les actes relevant de l’exercice libéral» et, de l’autre, la relation entre le vétérinaire sanitaire et l’État pour rendre des missions de service public. «Je ne crois pas qu’il appartienne à l’État de déterminer la nature de la relation privée entre un vétérinaire traitant et un éleveur et entre un réseau vétérinaire et une filière d’élevage», a-t-il précisé, tout en assurant du soutien du ministère pour conduire une réflexion sur le sujet. Les actes obligatoires réalisés par les vétérinaires sanitaires sous mandat de l’État sont aujourd’hui payés par les éleveurs. Dans leur courrier d'octobre, agriculteurs et vétérinaires demandaient à l’État d’engager un travail pour «créer un modèle de rémunération du vétérinaire sanitaire décorrélé de l’acte, sous couvert d’un modèle financier partagé par les éleveurs, les vétérinaires et l’État».
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