Le dispositif du suivi sanitaire permanent «n’est plus satisfaisant», a affirmé le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, le 29 novembre, lors de son discours de clôture de la Journée nationale vétérinaire. Ce dispositif permet aux vétérinaires de prescrire, sous certaines conditions, des médicaments sans examen clinique. Le locataire de la Rue de Varenne estime qu’il «permet le développement de pratiques d’automédication», ce qui «détourne l’esprit initial». Des médicaments sont aujourd’hui prescrits par des vétérinaires ne s’étant jamais rendu sur l’exploitation en question, témoignent des professionnels présents à la conférence. «Le suivi sanitaire permanent sera désormais encadré par un contrat de soin signé entre un seul vétérinaire, appelé vétérinaire traitant, et un éleveur», développe Marc Fesneau. Le vétérinaire traitant s’engagera à assurer «la continuité des soins» et «la supervision de l’utilisation des médicaments» dans l’atelier. «Le vétérinaire traitant sera ainsi le seul à prescrire sans examen clinique systématique l’ensemble des médicaments vétérinaires à sa disposition», confirme le ministre. Le nouveau dispositif sera «ajusté» pour tenir compte des spécificités de certaines filières comme les élevages porcins ou avicoles. En revanche, il n’y aura pas d’exception en filière bovine.
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