Après l'avoir approuvé en première lecture du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026, les députés ont finalement renoncé, en seconde lecture le 4 décembre, à créer une taxe sur l'hexane, un solvant neurotoxique et perturbateur endocrinien massivement utilisé par l’industrie agroalimentaire pour extraire les huiles végétales. Le produit de la taxe (0,3 ct€/l) devait servir pour moitié à accompagner les industriels vers l’utilisation de produits alternatifs, pour moitié à des actions de prévention. En séance, le rapporteur Bazin a rappelé qu'une mission parlementaire est en cours sur ce dossier. Une trentaine de médecins, scientifiques et acteurs de la santé avaient appelé début octobre dans une tribune publiée par Le Monde à mieux réglementer, voire à interdire l’hexane. Des traces de ce solvant ont été retrouvées dans de nombreux produits selon des enquêtes journalistiques récentes, mais les protocoles de détection sont encore mal maitrisés, souligne la filière. En première lecture, la ministre de la Santé Stéphanie Rist avait souligné qu’une évaluation avait été lancée au niveau européen par l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments). S’il s’avère que le produit est « dangereux », « ce n’est pas de la fiscalité qui est nécessaire, mais bien une interdiction », avait-elle relevé.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Agriculture régénératrice : des hectares et du brouillard
Importé en France au début des années 2020 par plusieurs grands groupes, le concept d’agriculture régénératrice est…
Vin/jus de fruit : Famille Perrin rachète le fabricant de jus Alain Milliat
Famille Perrin, à la tête de vignobles en Vallée du Rhône, Provence et Californie, rachète le spécialiste du jus de fruit…
Installation : « sursaut » des installations aidées en Bretagne
Après trois années de baisse, la Bretagne a connu en 2025 un « sursaut » de ses installations, avec 479…