La réutilisation des eaux usées traitées (Réut) et autres eaux «non-conventionnelles» (ENC) «ne saurait constituer la seule réponse au changement climatique et ne peut se concevoir que dans une démarche plus globale de sobriété», souligne un rapport des ministères de la Santé, de l'Agriculture et de l'Environnement (Igas, CGAAER et Igeed*) publié le 19 octobre. Si la mission estime que le recours aux ENC peut constituer «une solution intéressante» pour optimiser la disponibilité de la ressource, elle reste néanmoins prudente. Pour rappel, le président Emmanuel Macron avait fixé un objectif de développement de 1 000 projets de réutilisation sur le territoire d'ici 2027, lors de la présentation du Plan eau en mars. «Cet objectif, ambitieux, ne paraît pas hors d'atteinte», affirme le rapport. La mission a ainsi inventorié 419 projets de Réut en France, dont 136 projets sont en service. Pour autant, «les ENC ne sont pas une solution magique aux problèmes tendanciels de manque d’eau…», relève ainsi le rapport. Concernant la Réut plus particulièrement, il rappelle que le recyclage des eaux usées est «coûteux» d’un point de vue économique mais aussi environnemental (énergie, additifs chimiques). Par ailleurs, «tous les territoires et contextes ne [s’y] prêtent pas » (voir notre enquête). C’est pourquoi la mission recommande de placer la Réut dans un cadre plus global d’une stratégie de gestion de l’eau à l’échelle du territoire.
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