Dans une lettre ouverte adressée au ministre de l’Agriculture le 11 août, le Modef demande plusieurs mesures exceptionnelles pour faire face à la sécheresse historique sur le territoire. Le syndicat minoritaire réclame «l’interdiction des cultures agricoles dédiées à la méthanisation» -notamment la paille, le maïs, les céréales- qui peuvent servir aux éleveurs plutôt qu'à la production énergétique. Il réclame «le blocage des prix de la paille et du foin» et la prise en charge par l’Etat du transport de ces deux productions. Il demande aussi l’activation du régime des calamités agricoles avec, pour les pertes de récolte, un abaissement du seuil de perte physique de la production annuelle à 10% (au lieu de 30%). D’autre part, le Modef appelle à envisager l’irrigation «comme une assurance sécheresse pour compenser le déficit en eau, plutôt que comme moyen de produire plus». Il estime qu’il faut utiliser prioritairement les eaux de surfaces (lacs, réserves collinaires, nappes superficielles, cours d’eau) et non les nappes profondes «qui ne se reconstituent que très lentement». Le Modef est aussi favorable à réutiliser les eaux usées traitées à des fins agricoles.
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