Première coupe de foin amputée de «45 à 75%», animaux à la ration hivernale depuis juin, pénurie de fourrages: lors d’une conférence de presse le 6 septembre, la vice-présidente de Chambres d’agriculture France (ex-APCA) Christine Valentin a détaillé l’impact de la sécheresse «très forte et très précoce» sur l’élevage du Massif central. Dans les prairies montagneuses, en l’absence de deuxième ou troisième coupe, «on espère faire pâturer les animaux à l’automne, on se limitera là», explique celle qui préside la chambre d’agriculture de Lozère. Et d’ajouter que «dans le Cantal, les animaux sont descendus des estives et sont à l’affouragement.» En raison de ces difficultés à nourrir les troupeaux, l’élue des chambres observe «un peu de décapitalisation», qui reste «plutôt maîtrisée». Les chambres d’agriculture ont accompagné les éleveurs en réalisant des bilans fourragers pour «anticiper les achats» de fourrages à l’extérieur. Une opération rendue complexe par la pénurie de fourrage, car «les canicules ont fortement endommagé la production de maïs fourrage». Les conseillers des chambres ont aussi incité les agriculteurs à implanter du sorgho ou du ray-grass derrière les cultures d’hiver, après la moisson.
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