Dans un article publié dans la revue Pnas le 22 juillet, des chercheurs de l’Université de Chicago, en collaboration avec l’Inrae, montrent qu’une part du microbiote des plantes dépend du génotype de la plante. Des résultats basés sur le semis de 30 000 plantes de 200 génotypes d’Arabidopsis thaliana en Suède. Parmi ces spécimens, près de 8000 plantes ont permis de déterminer les communautés microbiennes grâce à des séquençage d’ADN, et 20 000 plantes ont servi pour une comparaison du nombre de graines. Après avoir remarqué que certaines communautés microbiennes peuvent favoriser la croissance, les chercheurs ont identifié des gènes qui, en association avec des microorganismes, peuvent influencer la population microbienne de la plante. «La génétique de la plante associée aux communautés microbiennes explique plus de 10% de la variation de la production de graines des génotypes des plantes», précise l’article. Certains gènes régulant l’abondance des microorganismes sont héréditaires, permettant de sélectionner certains génotypes. La sélection pourrait alors «favoriser la présence de certains microorganismes bénéfiques qui contribuent au potentiel adaptatif des populations ou à maintenir différents services écosystémiques», détaille l’Inrae dans un communiqué.
Abonné
Plus d’articles sur ce thème
Influenza aviaire : deux cas dans des élevages du Sud-Ouest, dont un premier en Occitanie
Ces derniers jours, malgré l’abaissement du niveau de risque en France, deux nouveaux foyers d’influenza aviaire ont…
Prairies : la pousse de l’herbe démarre en trombe, record depuis 1989
« La pousse cumulée des prairies permanentes en France (hors Drom) est supérieure de 53 % à la moyenne…
Bovins viande : selon l’Idele, le marché « se réajuste »
La récente baisse des prix des bovins viande s’explique par « un réajustement du marché européen », et les cours…