Le congrès de la Fnams (agriculteurs multiplicateurs de semences) s’est tenu le 8 décembre à Angers. L’occasion pour la fédération de fêter ses 70 ans autour de 260 personnes, de rappeler les innovations majeures au cours de ces décennies mais surtout, d’évoquer les défis à relever pour les années à venir. « Parmi eux, le renouvellement des producteurs – nous sommes cette année passés sous la barre des 17 000, toutes espèces confondues –, l’accès à l’eau, indispensable face aux aléas climatiques, et le maintien des productions dans un contexte où le retrait des solutions phytosanitaires s’accélère », liste son président Thomas Bourgeois, interrogé par Agra Presse. Et de préciser que « certaines espèces sont en danger, à l’image du radis porte-graines ou du trèfle violet » : la France perd des marchés. « Pour attirer de nouveaux multiplicateurs, nous devons leur proposer des contrats attrayants d’un point de vue financier et les accompagner techniquement. » Toujours à l’étude, la possible création d’organisations de producteurs (OP) pour « négocier les prix, collectivement ». Mais aujourd’hui, leur mise en place se heurte à un problème juridique : « Un syndicat ne peut pas être une OP ». Or, la Fnams est une fédération de syndicats régionaux et départementaux. « Le dossier est compliqué », assure-t-il. (Anne Gilet)
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