Les Etats membres ont adopté, le 10 décembre, leur position sur la révision de la réglementation européenne sur les semences. Des négociations avec le Parlement européen, qui a de son côté validé une position sur ce dossier depuis le printemps 2024, vont donc pouvoir débuter en 2026. Ce texte, présenté par la Commission européenne en 2023, a pour objectif de dépoussiérer les règles actuelles, dont certaines datent de plus de cinquante ans. Les Vingt-sept ont notamment convenu que l’examen de la valeur pour une culture et un usage durables (VCU) des nouvelles variétés sera obligatoire pour les espèces agricoles (à l’exception des graminées à gazon, des pommes de terre et de la vigne). Le Conseil de l’UE reprend les grandes lignes de la proposition initiale de la Commission autorisant, à titre dérogatoire, l’échange de semences entre agriculteurs. Mais les Etats membres veulent une clause de réexamen de cette disposition après cinq ans. Plusieurs organisations agricoles dont celle représentant le secteur du bio, Ifoam, s’inquiètent de cette position « extrêmement restrictive n'autorisant que des échanges en nature, en petites quantités et au niveau local ». Elle appelle « les décideurs politiques à suivre l’approche du Parlement européen » qui s’est prononcé en faveur des échanges de semences en nature mais aussi monétaires, sans que cette activité soit considérée comme une activité commerciale.
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