Si l’excédent commercial de la filière française des semences a faibli de 3 % en 2024-2025, il reste « assez solide », a indiqué le 9 décembre Semae (interprofession des semences et plants). « On reste sur une balance commerciale excédentaire et assez solide, a déclaré en conférence de presse le directeur général Bruno Ferreira, envisageant toutefois de « possibles évolutions importantes liées à l’évolution du contexte géopolitique ». À 1,260 milliard d’euros (contre 1,299 milliard en 2023-2024), cet excédent montre « une résilience de la filière assez remarquable », d’après lui. La baisse vient d’une croissance des importations, à 1,299 milliards d’euros (+28 %), plus forte que celle des exportations, à 2,559 milliards d’euros (+11 %). « La guerre entre l’Ukraine et la Russie a fortement perturbé nos débouchés, surtout en grandes cultures », a souligné le président Pierre Pagès. En cause, les objectifs de souveraineté alimentaire visés par Moscou. Car la Russie était « le premier débouché pays tiers » des semences françaises de grandes cultures. « Ce marché s’est fermé pour une bonne partie des espèces, générant des déséquilibres assez importants pour notre filière. »
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