« Comment prendre en compte l’adaptation au changement climatique lors de l’inscription des variétés au catalogue national ? » C’est l’objet d’un rapport du CTPS (Comité technique permanent de la sélection) publié le 7 avril sur le site du ministère de l’Agriculture. Ces réflexions se basent sur des projections à l’horizon 2050, soit +2 à +3°C. Dans ce contexte, le travail de sélection variétale et le choix de nouvelles espèces constituent deux leviers d’action pour atténuer ces effets et/ou s’adapter au mieux. Des « traits d’intérêt » ont d’ores et déjà repérés pour une meilleure utilisation de l’eau, une plus grande résistance à la chaleur ou à la sécheresse. Si les interactions entre génotypes et environnement complexifient le travail de sélection, l’enjeu est de redéfinir les priorités, par espèce, pour passer de « l’amélioration du potentiel de rendement à une stabilisation du rendement par l’amélioration de la résistance aux stress abiotiques et à une meilleure utilisation des nutriments ». La filière semences est consciente que le « défi est majeur » et qu’il nécessitera des ruptures dans les modes de fonctionnement actuels et d’une possible réflexion à l’échelle européenne. (Anne Gilet)
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