Le solde agroalimentaire français « devrait frôler le déficit en 2025 », ce qui constituerait « une situation inédite depuis 1978 », s’est ému Thierry Pouch, chef économiste à Chambres d’agriculture France, en conférence de presse le 18 septembre. Se basant sur les chiffres d’Agreste, sa présentation précise que, en cumul de janvier à juillet 2025, « l’excédent commercial agroalimentaire de la France se fixe à +1,2 Md€, un recul de 82 % sur un an ». Une chute qui confirme le mauvais démarrage de l'année 2025. Dans le détail, les exportations de céréales cumulent les difficultés (faibles disponibilités de la récolte 2024, crise diplomatique avec l’Algérie, dépréciation du dollar par rapport à l’euro). Les exportations de spiritueux « ont tendance à régresser », signe des « premiers effets de l’agressivité commerciale de Donald Trump », selon M. Pouch, tandis que celles de vins « ont plutôt augmenté », probablement en raison d’achats anticipés des importateurs. De son côté, le président de Chambres d’agriculture France Sébastien Windsor rappelle que les chambres « agissent sur deux leviers » dans le domaine économique : conseil en direction des agriculteurs et projets à l’échelle des territoires. Mais, prévient l’agriculteur normand, « on pourra difficilement agir seuls si la France et l’Europe ne nous aident pas à maintenir notre compétitivité ».
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