Le syndicat des producteurs de rhum agricole de Polynésie française a déposé mi-avril une demande de reconnaissance d'indication géographique (IG) à la Direction locale de l'Agriculture et de la Forêt, selon le media Tahiti Infos. Un délai d’un an est prévu avant l’obtention du label. Cette démarche est suivie par l’Inao, qui dit entretenir des contacts avec les professionnels et l’administration polynésienne. « Ni l’Inao, ni le ministère de l’Agriculture de la République française n’étant compétent sur ce territoire qui fait partie des pays et territoires d’outre-mer, il appartiendra au gouvernement polynésien de reconnaître (cette IG) à travers sa propre règlementation », précise l’institut. Dans une note en 2023 de la commission nationale des boissons spiritueuses, l’Inao présente le rhum de Tahiti comme « une production en forte croissance » avec quatre distilleries. Sur les îles de Taha’a, Tahiti, Moorea, Manutea et Rangiroa, les surfaces cultivées représentent une soixantaine d’hectares, exploités par 54 planteurs. La production totalise « environ 1 500 tonnes de canne » qui donnent « 45 000 hl d’alcool pur », dont 80 % de rhum blanc et 20 % de rhum élevé sous-bois ou rhum vieux.
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