Les achats de spiritueux en France ont de nouveau reculé en 2024, de 2,6 % en volume, au moment où les exportations sont aussi à la peine, selon un bilan du secteur. Tous les types de réseaux de distribution (grandes surfaces, cavistes, cafés, duty free...) sont concernés, a précisé le 12 juin la Fédération française des spiritueux (FFS). Les GMS ont écoulé 247 Ml, soit une diminution de 3,8 % par rapport à 2023 et une quatrième année consécutive de baisse, selon Nielsen IQ. C'est la première baisse en valeur depuis 2018, à -3,6 % (4,9 Md€). Les traditionnels whiskys et anisés – plus de la moitié des ventes en supermarchés – poursuivent leur recul, de même que les marques « premium », quand le « festif » (alcools blancs) résiste mieux, analyse la FFS. Tendances identiques pour les cafés et restaurants, avec 20,8 Ml, en baisse de 2 %, loin du rebond post-Covid. Ce repli s'explique en partie par une météo 2024 défavorable, note la FFS, qui désigne le spritz « grand gagnant » avec +32 % en valeur. Le secteur constate qu'il s'agit bien d'un « retournement de tendance ». Depuis les années 80, la consommation de spiritueux affiche un recul de 50 %. La situation du secteur est compliquée par le recul à l'export, qui représente la moitié de la valeur qu'il dégage. L'export a reculé de 12 % en valeur en 2023, puis de 6,5 % en 2024.
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