Un collectif d’associations rassemblant FNE, le WWF, ou encore la LPO a publié le 6 mars la liste de ses points de vigilance sur la future stratégie nationale biodiversité «qui devrait bientôt être rendue publique». Les organisations seront notamment vigilantes sur les conséquences de cette stratégie dans le secteur agricole. Concernant l’agriculture biologique, par exemple, les ONG souhaiteraient savoir si l’objectif de 25% de SAU bio sera conservé à l’horizon 2030, «et si oui, quel phasage et quels moyens sont proposés, à rebours du désengagement présent de l’État». De même, alors que le cadre mondial sur la biodiversité adopté à Montréal ambitionne de réduire de 50% les pertes de pesticides et nutriments dans l’environnement, les organisations interrogent les moyens mobilisés pour l’atteinte de cette cible. Plus généralement, alors que les inspections ont identifié un besoin de financement de 4 Md€ par an, les associations espèrent que cette enveloppe pourra être pérennisée par une loi de programmation pluriannuelle. Pour réduire les «aides néfastes», les ONG plaident enfin pour de nouveaux critères dans les politiques sectorielles, et notamment dans la Pac, avec «une réorientation en faveur de la biodiversité».
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