Dans un communiqué de presse du 1er décembre, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau, le ministre du Commerce extérieur Olivier Becht et le ministre des Outre-mer Jean-François Carenco ont annoncé avoir saisi la Commission européenne afin de «protéger» la filière des sucres dits «de spécialités», en portant la demande des producteurs d’activer une «mesure de sauvegarde». Cet outil vise à rétablir temporairement des droits de douane à l’importation. En raison «d’importations fortes et imprévues sur le marché européen», les sucreries ultramarines «font face à une baisse conséquente des prix de vente de leurs productions», précise le communiqué. Les conséquences sont «particulièrement fortes» pour la Réunion, qui exporte 90% de sa production à destination du marché européen, dont la moitié est constituée de sucres «de spécialités». Au vu du préjudice évalué par la filière, les trois ministres «considèrent que les conditions sont remplies pour justifier une enquête de la Commission européenne». La filière canne-sucre-rhum joue un rôle prépondérant dans l’activité économique des régions ultrapériphériques (RUP). Elle constitue par exemple la principale source d’emplois de l’agriculture réunionnaise, avec quelques 10 500 personnes employées, selon la DAAF de la Réunion.
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