Au lendemain de l’annonce de la fermeture de deux de ses usines en France qui menace 149 emplois, le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a appelé le groupe sucrier Tereos à ne laisser «aucun agriculteur et aucun salarié sans solution». Dès l’annonce de Tereos, des dizaines de salariés de l’usine d’Escaudœuvres ont bloqué les entrées et sorties du site. La direction de Tereos a dit vouloir privilégier le «reclassement» de ses salariés sur d’autres sites du sucrier dans la région. Un discours qui peine à convaincre les syndicats. «Par le passé, le groupe a effectivement privilégié le reclassement en interne, mais le périmètre de reclassement s’élargit», souligne Guillaume Tramcourt, secrétaire fédéral FGTA-FO, à Agra Presse. Une évolution qui implique «plus de route» avec des trajets «faisant plus d’une heure» pour un travail qui s’effectue «pendant l’hiver, cinq à six jours par semaine». Concernant les agriculteurs, «le projet n'aura aucune conséquence pour les coopérateurs rattachés administrativement au site d'Escaudœuvres car, lors de la prochaine campagne, leur production sera transformée sur d'autres sites Tereos situés dans les Hauts-de-France», soutient l’entreprise sucrière à Agra Presse.
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