L’ONG suisse Public Eye a de nouveau dénoncé Nestlé pour l’ajout de sucre dans les aliments pour bébé de la marque Cerelac dans un second rapport centré sur l’Afrique, des accusations rejetées par le géant de l’alimentation. L’ONG suisse avait déjà publié en avril 2024 une étude, menée sur plusieurs continents, accusant Nestlé d’ajouter du sucre dans des produits pour bébés dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires, alors que les mêmes produits vendus en Europe n’en contiennent pas. Un an et demi après, elle a voulu refaire un point en se concentrant cette fois uniquement sur l’Afrique où l’obésité, longtemps «assimilée à un problème de pays riches», est «en train de se diffuser rapidement», a déclaré à l’AFP Laurent Gaberell, responsable des questions d’agriculture et alimentation au sein de l’ONG. Pour cette seconde étude, l’ONG suisse s’est concentrée sur des produits de la marque de céréales infantiles Cerelac, destinée aux bébés à partir de six mois. D’après l’étude publiée le 18 novembre, chaque portion analysée comptait en moyenne près de six grammes de sucre ajouté, soit environ un carré et demi. La quantité la plus élevée détectée venait d’un produit vendu au Kenya, avec 7,5 grammes par portion, soit près de deux carrés de sucre. Dans un communiqué, Nestlé a dit ne pas être d’accord avec ce rapport, estimant qu’il contenait «des allégations trompeuses et sans fondement». «Si l’on exclut les sucres venant des ingrédients comme le lait, les céréales et les fruits, nos céréales infantiles ne contiennent pas les niveaux de sucre mentionnés dans ce rapport», conteste notamment Nestlé.
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