Dans un document publié le 24 juin, le CEFS (fabricants européens de sucre) et la CIBE (betteraviers européens) ont analysé l’impact cumulatif de la politique commerciale de l’UE sur le secteur de la betterave sucrière de l’UE. Ces organisations soulignent que cet effet est devenu une réalité qui déstabilise le secteur. Selon elles, la multiplication des accords favorise « l'exposition à des importations moins chères produites selon des normes moins strictes, alors même que les producteurs de l'UE sont confrontés à une hausse des coûts et à un renforcement de la réglementation ». Cela aurait pour conséquences d’accélérer la fermeture des sucreries (20 depuis 2017 et la fin des quotas), la perte d'emplois dans les zones rurales (évaluée à 4000 depuis 2017) et le déclin de la production. Pour contrer cela, elles recommandent : de prendre en compte l’impact cumulatif de l’ensemble des accords de libre-échange existants et à venir ; d’exclure le sucre de certaines négociations en cours et futures (notamment Inde et Thaïlande) ; d’introduire des clauses contraignantes en matière de durabilité et de travail ; de mettre en place une mesure de sauvegarde spécifique pour le sucre et d’appliquer des mécanismes de réciprocité ad hoc.
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