Le ministère de l'Agriculture a fait paraitre, le 6 juillet, les premières estimations de production de tomates fraîches pour l'année 2023, qui reculerait de 12% en volume, en raison «d’un retard de mise en culture de la tomate sous serre consécutif à la flambée des coûts énergétiques et d’un ensoleillement déficitaire au printemps». Sans surprise, la baisse de production serait «particulièrement prononcée» dans le bassin Centre-Ouest (-36% sur un an). La production nationale atterrirait à 458 700 tonnes. Les surfaces resteraient assez stables à 2640 ha (-0,5%), avec un recul un peu plus marqué sous serres (-1%), et encore plus pour le bassin Centre-Ouest (-9%). Conséquence d'une offre réduite, la tomate a bénéficié de prix soutenus en février et mars (+13% par rapport à la moyenne 2018-2022). Le ministère ne donne pas de détails sur la production bio. Dans un jugement rendu le 28 juin, le Conseil d’État «enjoint à l’Inao d’abroger» les restrictions de commercialisation, qui courent du 21 décembre au 30 avril, pour les tomates, courgettes, poivrons, aubergines et concombres bio produits sous serre chauffées.
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